Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

08 avril 2011

Projet, PS: plus d'Etat, plus de dépenses !

DSK, Royal, Hollande ou Aubry devront endosser un programme qui augmente fortement la pression fiscale sur les Français.

Le projet du PS présenté mardi 5 avril par Martine Aubry ( Brochen, de son vrai nom de mariage ) cherche à jouer la carte de la crédibilité économique. Il est certes financé, mais au prix d'une pression fiscale accrue pour les Français. Le PS compte trouver des marges de manoeuvre en revenant sur ce qu'il considère être les " mauvaises décisions " de la Droite.

Au total " sur les 70 milliards de niches crées depuis 2002, nous en annulerons 50 milliards ", annonce le texte. Ce qui revient à dire : augmenter les impôts de 50 milliards.

Les Français, selon les instituts de sondage, ont le moral dans les chaussettes et l'humeur chagrine. La lecture du projet socialiste pour 2012 ne devrait pas leur faire retrouver le sourire. On ressort de ce document plus déprimé qu'en entrant. Ses rédacteurs n'y sont pas allé de main morte pour noircir le tableau du bas monde qui nous entoure. Bientôt sans usines ni paysans et mis en péril par la fièvre énergétique. Pauvre France, dont il convient de souligner que les résultats sont " malheureusement plus médiocres " que ceux de beaucoup de ses partenaires.

La faute à qui ? A Nicolas SARKOSY, bien sûr, comme chacun sait, il est responsable de tous les maux de la planète. Il met " l'avenir en échec ". Tout y passe, jusqu'à la déroute des Bleus au dernier Mondial de football qui semble lui être imputable. Dans ces conditions, comment trouver " une Mondialisation heureuse ? Ainsi va le déprimisme socialiste, qui alterne lourdeur et légèreté, gravité et anecdote, essentiel et accessoire. On se dit que les génies du PS ont quelques idées épatantes pour mettre du baume au coeur de l'électeur. C'est oublier que les esprits soi disant de progrès ont volontiers le regard dans le rétroviseur. Est-ce la panne d'inspiration ? Sans remonter à Léon BLUM, ils cultivent la nostalgie avec aisance. D'où leur intention de revenir sur la retraite à 60 ans, " conquête " Mitterrandienne. D'où leur volonté de recourir aux emplois-jeunes, initiative soufflée par Strauss-Kahn à Jospin au siècle dernier. La sortie de l'euro n'est pas au programme. C'est vrai qu'elle irait de soi tant les mesures du PS, pourtant peu avare du matraquage fiscal, mettrait nos finances publiques par terre.

Les socialistes redoutent la montée des pays émergents. Il y a de quoi avec pareille politique, cela ne risque pas de s'arranger. Sur les autoroutes de la compétition internationale, le carrosse Français devenu charrette par leur soins risque fort de verser dans le fossé. " La France est dans le brouillard d'elle même ", déplore le PS. Certes. Mais avec lui et ses alliés aux commandes, pire est à craindre : la purée de pois, tous phares éteints.

V U / LeFigaro

Les commentaires sont fermés.