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17 octobre 2011

DEFICIT : UN SI LONG CHEMIN...

Il y a deux façons de lire le budget pour 2012. La première conduit à saluer la détermination du gouvernement à reconduire coûte que coûte le déficit public, ce poison distillé sans discontinuer dans l'économie française depuis plus de trois décennies.

Les mesures énergétiques décidées pour diminuer les effectifs et les dépenses de l'Etat, ainsi que les recettes nouvelles prélevées pour commencer à rétablir les comptes de la France, ne manquent pas de courage à quelques mois de l'élection présidentielle. Dans le détail, on peut toujours discuter tel ou tel choix, mais l'orientation générale, elle, n'est pas contestable.

L'autre lecture consiste à regarder le chemin restant à parcourir. A ceux qui doutent de la nécessité de ces efforts et à ceux qui, dans le confort de l'opposition, dénoncent une politique de rigueur, il faut rappeler quelques vérités, qui en disent davantage qu'un long discours sur l'état de santé réel du pays. Même en réduction significative, le déficit de 2012 atteindra 82 milliards d'euros, qui viendront gonfler une dette astronomique de 1650 milliards.

Cela signifie que, à compter du 15 octobre, les caisses de l'Etat seront vides et qu'il réglera toutes ses dépenses en empruntant. Cela signifie aussi que tout ce que les Français paieront en impôt sur le revenu servira exclusivement à régler les seuls intérêts de la dette, qui nous coûtent désormais davantage que l'éducation nationale.

Pas un ménage, pas une entreprise ne résisterait dans une telle situation. Longtemps épargné malgré son laxisme, l'Etat Français, comme d'autres, se trouve désormais au pied du mur. La rigueur budgétaire n'est plus une option politique, mais une contrainte. Elle devra donc être poursuivie quel que soit le résultat de 2012, en tenant compte d'un dernier élément : avec un taux record de prélèvements obligatoires de 44,5% du PIB, la pression fiscale atteint en France les limites du supportable et sape sa compétitivité.

Lorsque l'on sait que les dépenses publiques représentent 56% de la richesse nationale, autre record, il n'est pas besoin d'être un grand économiste pour en tirer la conclusion qui s'impose : c'est à l'Etat et aux collectivités de supporter la plus grande partie de l'effort à venir.


V U / Gaëtan de CAPELE

22:25 Publié dans Finances | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | |

Commentaires

si le pays est dans cet état c'st grace a notre président et a la pleîade de nos élus grassement payés sur nos denirs.Reduisons de 50% leur traitement du maire de la grande ville au président de la république , ensuite demandons des efforts aux plus riches et suprimons toutes les niches fiscales et le pays ne sera pas loin de se redrésser.

Écrit par : benoit | 20 octobre 2011

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