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08 novembre 2011

DEMAGOGIE INTERDITE !

Ce " nouveau Monde " dont parlait l'autre jour Nicolas SARKOZY, c'est un combat permanent. Il faut rattraper Georges PAPANDREOU par les cheveux lorsqu'il s'égare, sermonner Silvio BERLUSCONI, entraîner Angela MERKEL, tenter de convaincre Barack OBAMA et composer avec Hu JINTAO.

Vaste programme comme dit le général de GAULE. De fait, il n'est pas à la portée du premier venu. François HOLLANDE peut s'amuser à traiter Nicolas SARKOZY d' " animateur " du G 20, il sait bien au fond de lui même qu'il est un peu plus compliqué de gérer un changement de civilisation que d'inaugurer la foire du livre à Brive-la-Gaillarde ! Il le sait bien et, pourtant, le Député de Corrèze semble aborder cette campagne présidentielle avec la ferme volonté d'oublier l'essentiel : l'époque ne se prête ni aux facilités ni à la démagogie.

Bien sûr, chacun a perçu, lors de la primaire socialiste, que François HOLLANDE revêtait sans trop sourciller les habits d'un " père la rigueur " de gauche. Mais l'époque requiert beaucoup plus de rigueur qu'il ne l'imagine, perspective paralysante pour une gauche française qui juge, à juste titre, qu'elle est la plus à gauche d'Europe et d'ailleurs.

Aujourd'hui, si l'on en croit François FILLON, le gouvernement a présenté " l'un des budgets les plus rigoureux depuis 1945 ". La faute à qui ? François HOLLANDE a sa réponse, évidemment électoraliste : la faute à Nicolas SARKOZY. Mais la droite américaine dit la même chose du démocrate Barack OBAMA, comme le parti populaire espagnol à l'endroit du socialiste José-Luis ZAPATERO...Alors qui croire ?

Plutôt que de s'égarer dans des attaques futiles, François HOLLANDE devrait convaincre ses amis socialistes d'accepter le monde comme il est et qui, hélas pour eux, n'est pas fondamentalement socialiste. Mais le peut-il ? Son parti fourmille de gens persuadés qu'il suffit, en France, de renverser quelques tables et de procéder à la réquisition, la coercition, l'interdiction et l'obligation pour que la planète entière s'en trouve mieux. Soit. Mais il faudra convaincre les gens de Pékin, ceux de Wachington, de Berlin, de Rio, de Monscou, de New-delhi, et beaucoup d'autres. Sans oublier ceux de Brive-la-Gaillarde !


V. U. / Paul-Henry du LIMBERT

23:54 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

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