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25 novembre 2014

BON NOMBRE DE VILLES INSOLVABLES

Le rapport d'information sur les finances locales à l'horizon 2017 est inquiétant. Va-t-on vers une faillite de certaines collectivités locales?
L'effort financier que l'Etat nous demande est, selon la plupart des maires," impossible "à réaliser. Cet effort pourrait même, en 2017, conduire un grand nombre de communes, devenues " insolvables ", dans une " impasse budgétaire ". Il est vrai que le plan de réduction de la dépense publique pour les collectivités locales atteint 11 milliards d'euros , venant s'ajouter au 1,5 milliard de baisse de la Dotation Globale de Fonctionnement ( DGF ) appliquée en 2014. L'effort exigé est donc sans précédent: les trois exercices 2015, 2016, 2017 vont ramener les dotations de l'Etat à ce qu'elles étaient en 2002.

UNE HAUSSE DES IMPÔTS LOCAUX

Depuis le début des années 2010, les dépenses de fonctionnement des collectivités augmentent de 3% par an, les recettes entre 1,5 et 2%. A ce rythme, entre le tiers et la moitié des communes pourraient connaître des difficultés financières. " On est en pleine crise ". Les collectivités ( villes et départements ) parfois affectées par des " emprunts toxiques " seraient dans le rouge pour la moitié voire les deux tiers d'entre elles." Les impasses financières " seraient la règle: on ne pourrait plus, par exemple, entretenir le patrimoine communal comme c'est le cas à Villeneuve, les impôts locaux pourraient exploser. Même les communes peu endettées vont connaître des " moments difficiles ".

COMMENT REDRESSER LA SITUATION?

Ramener la dépense au niveau de l'inflation ne suffira pas pour notre commune. Il faudra, je pense, y ajouter une diminution de 30% de l'investissement, malgré que l'équipe Galonnier investisse peu - sans parler d'une hausse des impôts pour atteindre l'équilibre en 2017.

Où faire des économies dans notre commune?
Dans les dépenses de fonctionnement, pour ce qui nous concerne à Villeneuve. Les dépenses de fonctionnement par habitant sont bien plus élevées que dans la moyenne des communes de la même strate( vous avez pu lire plusieurs tableaux concernant ce sujet sur différents blogs de VLB ). Pour ce qui nous concerne aussi, ce serait de vendre certains biens communaux acquis depuis plus de trente ans n'ayant servi à aucun projet pertinent tourné vers l'avenir. Les frais de personnel absorbent 60% des dépenses de fonctionnement, nous pourrions ne pas remplacer les départs à la retraite sur certains postes qui ne sont peu ou pas indispensables et ainsi réaliser des économies sans délabrer l'ensemble des services.
Sans hausse des impôts locaux, nous pourrons tenir jusqu'à 2016, après nous aurons la tête sous l'eau. Nous ne savons pas actuellement quel sera le niveau de cette hausse.
La réduction drastique des crédits aux collectivités est " impossible " à appliquer telle quelle. Il aurait fallu, sans doute, étendre l'effort sur six ans. C'est à dire un mandat de maire. Si rien n'est négocié avec l'Etat, les communes endettées " sont mortes financièrement ". Et les contribuables aussi...



Michel G A R C I A - B E R A I L

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