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01 octobre 2017

J-P GALONNIER ET SON EQUIPE SOUHAITAIENT LA MORT DES PALMIERS DE MICHEL SOLANS DEPUIS 2008 !!!




Le papillon du palmier ou le Paysandisia Archon est un papillon palmivore introduit accidentellement dans le sud de l’Europe à la fin des années 90. Surnommé le ravageur de palmiers, il fait jusqu’à 10 cm d’envergure et il n’a aucun prédateur naturel dans nos régions.

Le Paysandisia Archon s’en prend notamment aux Phoenix mais il infeste aussi les autres espèces. C’est la larve du papillon qui occasionne les dégâts sur les palmiers. Les palmes jaunissent et dessèchent. Une attaque grave entraîne la mort du palmier.

En France, Paysandisia Archon touche au moins huit départements, dont tous les départements côtiers de Provence-Alpes-Côte d’Azur et du Languedoc-Roussillon.

Le charançon rouge des palmiers (Rhynchophorus ferrugineus) est une espèce d’insectes coléoptères appartenant à la super-famille des Curculionoideae.

Il est considéré comme nuisible pour les plantations de palmiers d’Asie et de Mélanésie. Il a atteint le Moyen-Orient et le bassin méditerranéen au milieu des années 1980 où il se propage rapidement en posant de grands problèmes de gestion. Il est identifié dans le Sud-Est de la France mi-2006.

Voilà pourquoi la lutte contre ces parasites, n’est pas seulement recommandée. Elle est obligatoire (décision de la commission européenne 2007/365/CE)

Le service des espaces verts de la Ville s’y emploie déjà vigoureusement avec un traitement biologique qui donne des résultats concluants sur les quelque 115 palmiers du domaine public communal. Le traitement doit être effectué en avril pour les palmiers infestés, ou entre août et novembre pour tous les palmiers. Chaque palmier est traité quatre fois.

Mais pour une véritable efficacité, il est obligatoire que tous les particuliers qui possèdent des palmiers participent à cette démarche.

Une surveillance et une lutte coordonnées et systématiques entre les propriétaires et les services municipaux limitent fortement l’envol des papillons et donc, le développement des parasites.

Des traitements préventifs ou curatifs existent. Le plus efficace est la lutte biologique. Cette technique de lutte consiste à imprégner le haut du stipe et la couronne du palmier avec un ver microscopique, le nématode entomopathogène Steinernema carpocapsae.

Ce nématode tue à la fois les stades larvaires du papillon palmivore et du charançon rouge du palmier.

Une fois appliqué, ce nématode entre en contact avec le ravageur et y pénètre par ses voies naturelles.

Dans les conditions optimales, l’insecte infesté arrête de se nourrir très rapidement et meurt en 48 à 72 heures.

Les premiers tests montrent une assez bonne efficacité, même si la mortalité n’est pas de 100 %. Elle stabilise la situation sanitaire de l’arbre.

Il est conseillé d’effectuer ce type de traitement dès aujourd’hui. Ces produits à base de nématodes, type Palmanem, sont disponibles en jardinerie.

Si le palmier est envahi alors il devra être détruit pour éviter la propagation des papillons.

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Dès que J-P Galonnier fut élu fin mars 2008, avec l'arrivée du papillon palmivore Paysandisia archon sur la commune, les palmiers nains ( Chamerops humilis ) disposés dans certaines rues du centre ancien furent tour à tour infestés et la plupart périrent à la suite des attaques répétées de ce parasite ravageur. Aujourd'hui plus aucun chamerops subsistent encore mis à part ceux dont les propriétaires ont traité annuellement.
Comme aucune décision municipale n'a été prise à la suite de la décision de la Commission Européenne, l'hécatombe se poursuit et détruit d'autres espèces comme les Trachycarpus Fortunéi, les Phoenix dactiliféra et le Phoenix Canariensis ainsi que les Brahéas armata et Butias capitata pour certains centenaires autour de et dans Béziers.

D'autres parasites ravageurs se sont aussi propagés sur tout le pourtour Méditerranéen, le Charaçon rouge s'attaquant à son tour à tous les palmiers, Washingtonias robusta et Washingtonias philiphéra compris.
A Villeneuve ne reste plus que des Phoenix canariensis en petit nombre et des Washingtonias qui commencent à subir les assauts de ces petits coléoptères qui, si les services municipaux n'appliquent pas à la lettre les recommandations de la Commission Européenne auront tôt fait d'anéantir l'image que Michel Solans avait installé au début des années 2000.

Nous sommes certes nombreux a traiter " nos palmiers " dans nos jardins mais si la mairie se fiche de ce problème la bataille pourrait être perdue par manque de volonté et de désir de préserver les derniers spécimens à Villeneuve.
Personnellement, j'en possède plus de 20 espèces chez moi auxquels je prodigue chaque année le traitement recommandé plus haut, nématodes entomopathogène stéinernema carpocapsae, nom barbare de ces minuscules larves dévoreuses de parasites.
Les frais engendrés pour l'achat de ce traitement se chiffrent à une centaine d'€ par an, son application est assez aisée et n'engendre pas d'autres dépenses si on possède une bonne échelle pour verser le traitement au coeur des stipes.

Il est encore possible de freiner cette hécatombe, agissons, mairie et particuliers ne laissons pas disparaître ce patrimoine ô combien apprécié par nos visiteurs nordiques qui admirent ce paysage du sud de la France.

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