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01 novembre 2017

J-P GALONNIER SOUHAITAIT FAIRE TABLE RASE DES PALMIERS A VILLENEUVE DEPUIS QU'IL EST MAIRE, CES PLANTATIONS "SOLANESQUES" DERANGENT TOUT AUTANT SON EQUIPE !






Deux redoutables insectes ravageurs, un papillon argentin et un gros charançon originaire de Bornéo, déciment les arbres emblématiques de la côte. Plusieurs méthodes de lutte sont expérimentées.

Imaginez la promenade des Anglais sans ses légendaires palmiers! Et, au-delà, l'ensemble de l'arc méditerranéen, de Nice à Perpignan, privé de ces arbres majestueux, synonymes de vacances et de soleil. Ce scénario catastrophe n'est pourtant pas dénué de tout fondement depuis que deux parasites, importés accidentellement de contrées lointaines, les dévorent jusqu'au trognon.
Les ennuis ont commencé dans les années 1990 avec l'arrivée d'un beau et grand papillon (Paysandisia archon) sud-américain dont la chenille s'attaque à quasiment tous les palmiers du sud de la France, principalement le palmier nain (Chamaerops humilis), le palmier de Chine (Trachycarpus fortunei) ou encore le dattier des Canaries (Phoenix canariensis).

Mais le pire était à venir. Signalé pour la première fois en octobre 2006 sur la commune de Sanary (Var), le charançon rouge (Rhynchophorus ferrugineus), originaire de l'île de Bornéo, s'est répandu comme une traînée de poudre. La prolificité de ce «tueur de palmiers», bien supérieure à celle du papillon Paysandisia, est stupéfiante. Selon Hervé Pietra, responsable de l'association Sauvons nos palmiers que ce banquier retraité a fondé en 2012 et qui compte aujourd'hui 313 adhérents, plus de la moitié des palmiers du Var ont disparu. Les scientifiques du projet «Palm Protect» estimaient, il y a deux ans, que 150.000 arbres avaient succombé, en Europe, aux attaques combinées des deux ravageurs.

«C'est une catastrophe. Le charançon s'en prend principalement à Phoenix canariensis, le palmier emblématique de notre région, dont la valeur patrimoniale, mais aussi économique, avec le tourisme, est inestimable.» Les larves, jaune crème et dodues de ce gros coléoptère, creusent, après avoir attaqué les jeunes feuilles et le bourgeon terminal, tout un réseau de galeries dans le cœur du tronc (ou stipe). «S'ils ne sont pas traités, les arbres meurent six mois après l'apparition des premiers symptômes»

Plusieurs méthodes de lutte sont disponibles, mais «aucune n'apporte, pour l'instant, de solution définitive» explique au Figaro, un expert du ministère de l'Agriculture. L'insecticide chimique Confidor ou un produit bio à base de nématodes (des vers microscopiques qui tuent les larves) est à pulvériser au moyen d'un camion-nacelle sur le bourgeon terminal perché parfois à 20 mètres de haut. Résultat: bien qu'un décret rende la lutte obligatoire depuis 2010, beaucoup de propriétaires privés préfèrent ne pas intervenir. Le coût de l'abattage -obligatoire- d'un arbre mort varie entre 2000 et 3000 euros selon sa hauteur…
Autre difficulté: les nématodes ne supportant pas la sécheresse, deux applications de Confidor sont nécessaires en juillet et août pour prendre le relais. Malheureusement, beaucoup de particuliers, mais aussi de communes, font l'impasse sur ces traitements «chimiques», de sorte que les palmiers se retrouvent sans protection pendant l'été à un moment où l'insecte est très actif.

Le salut pourrait venir d'une nouvelle stratégie mise au point par la firme chimique Syngenta. Elle consiste à injecter, une fois par an, un insecticide (le benzoate d'émamectine commercialisé sous la marque Revive) à la base et dans le cœur du stipe afin d'atteindre les vaisseaux de sève montante et toucher ainsi les larves. Le coût, compris entre 144 et 256 euros par arbre et par an, main-d'œuvre comprise ), rend cette solution nettement plus abordable que les deux autres méthodes. Une différence qui s'explique par le fait qu'une seule application est nécessaire et qu'il n'y a pas besoin d'atteindre le haut de l'arbre.

S'il est encore trop tôt pour juger de l'efficacité (la seconde campagne de traitement n'est pas encore terminée), les premiers résultats sont encourageants: «sur 5400 arbres traités en 2014, le taux de réussite est de 99 %», assure une porte-parole de Syngenta. Cette année, des communes comme Hyères, Saint-Raphaël, Fréjus ou Ajaccio ont opté pour l'«injection». Reste qu'il est difficile d'évaluer ses effets à long terme. «Les perforations répétées du stipe au fil des années peuvent servir de porte d'entrée à des maladies et entraîner la pourriture de l'arbre», tempère-t-on au ministère de l'Agriculture.
Une autre méthode 100% bio cette fois est en cours d'homologation. Développée par la firme Arysta LifeScience, elle consiste à appliquer 4 fois par an un champignon entomophage (Beauveria bassiana) capable de tuer spécifiquement les larves du charançon. Un avantage certain , une expérimentation menée depuis cinq ans sur la commune d'Hyères a permis de protéger les palmiers à 90 %.

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Comme en atteste les photos, j'ai chez moi plus d'une vingtaine d'espèces de palmiers : Chamaerops humilis, Trachycarpus fortunéi, Phoenix dactiliféra, Livinstonia, Brahéa armata, Butia capitata, Arcontophoenix, Washingtonias robusta et philiphéra, Cycas révoluta et autres palmiers Californiens.
Il est évident que sans traitements appropriés ils auraient subit les ravages de ces insectes palmivores, mon proche voisin qui n'a jamais traité son phoenix canariensis depuis qu'il s'est installé à demeure vient de constater le dépérissement et la mort de ce magnifique palmier. Des années durant, l'été venu, une multitude de papillons palmivores en sortaient et se répandaient dans le voisinage. C'était la chasse aux papillons pour mes petits-enfants tout au long de l'été, ravis de les collectionner.
Mes palmiers sont toujours là, en bonne santé grâce à ma vigilance et à ma détermination, il y en a pour une petite fortune ! Je ne saurais trop les protéger, sachant que ni la mairie ni certains propriétaires ne daignent protéger les leurs.

Les palmiers nains ( chamaerops ) du coeur de ville disséminés dans les rues, embellissant le décor, ont tour à tour disparu au fil du temps, J-P Galonnier et son équipe manifestant leur joie devant leur disparition. C'était l'oeuvre de Michel Solans, donc...il fallait faire table rase du passé !
Personnellement, je redécorerais les rues du village avec les mêmes jardinières ornées de Chamaerops humilis ou autres palmiers nains si j'étais élu de la majorité. Après l'hécatombe la renaissance...!


Michel G A R C I A - B E R A I L