Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog

27 mars 2018

UNE NOUVELLE TAXE AGGLO ...

Dans le cadre de la prévention des inondations, les communes de Béziers, Sauvian, Sérignan et Valras se sont données les moyens de protéger les populations des crues de l'Orb en mettant en application les préconisations techniques étudiées par le Syndicat Béziers la Mer. Certains travaux ont consisté à permettre un meilleur écoulement des eaux ( arches du Pont Vieux à Béziers ). D'autres ont réalisé des digues de protection ( Sauvian et Sérignan ). La dernière ( Valras ) a réalisé un canal de crête. Ces différents travaux ont été financés au travers de subventions à hauteur de 80% notamment par l'Agence de l'Eau, les 20% restant étant financés par les budgets communaux. A Villeneuve-lès-Béziers le projet avait été présenté en conseil municipal début 2010 et remisé aux oubliettes. Aucun travaux liés à ce dossier d'endiguement n'a été projeté, financé ni réalisé. Villeneuve est à la "ramasse" une fois de plus. Au 1er janvier 2018 la Gestion des Milieux Aquatiques et prévention des inondations devient la compétence de la CABM. C'est pourquoi la question a été portée à l'ordre du jour du Conseil Communautaire du 21 décembre 2017 qui traitait de l'exercice de cette compétence et des modalités d'exercice. Le Président a proposé que l'aménagement des bassins ainsi que l'entretien des cours d'eaux seraient laissés aux syndicats SMVOL pour l'Orb et SMBFH pour l'Hérault, par contre la défense contre les inondations et contre la mer serait exercée par la Communauté d'Agglo. Jean-Paul Galonnier a pris la parole : " on a voté - cela a été voté par le Parlement - la possibilité de créer une taxe ...Moi personnellement je suis POUR la taxe. Je le dis, je pense qu'ici il y a un autre représentant de Villeneuve, il est POUR AUSSI, si je ne me trompe pas. Voila, il y en a deux qui sont pour la taxe ".

CC 21 dec 17 JPG taxe GEMAPI.jpg

Le grand pourfendeur des taxes de l'Agglo, qui jadis, en 2008 clamait haut et fort qu'il était CONTRE de nouvelles taxes à l'Agglo, se présentant comme le défenseur du porte-monnaie de la ménagère. Ce grand défenseur des finances n'a pas hésité à tirer sur le porte-monnaie des entreprisses villeneuvoise en instituant sur la commune la Taxe Locale sur la Publicité Extérieure ( TLPE ) qui ponctionne environ 120 000€ sur le budget de ces entreprises qui pour certaines n'ont que de petits moyens. Le grand défenseur des ménages villeneuvois, demande donc avec l'aval de son fidèle binôme Jean-Pierre Marc, qu'un nouvel impôt Agglo soit mis en place pour financer les digues que Jean-Paul Galonnier n'a pas programmées en même temps que les communes voisines. Il demande aujourd'hui aux 17 communes de l'Agglo de mettre en place une taxe pour financer les travaux d'une seule commune : la sienne ! Ci dessous l'extrait du procès-verbal du conseil communautaire du 21 décembre 2017 reprenant l'intégralité des interventions sur cette question :

délibération 304 p001.jpg

délibération 304 p002.jpg

délibération 304 p003.jpg

délibération 304 p005.jpg

délibération 304 p006.jpg

Michel G A R C I A - B E R A I L

22 mars 2018

CONSEIL MUNICIPAL DU 26 MARS 2018

063.jpg

16 mars 2018

LNMP: INTERVENTION DE J PAUL GALONNIER

Après l'intervention du Président LACAS au Conseil communautaire du 15 février 2018 ( voir mon article du 13 mars ), la parole a été donnée à J Paul GALONNIER, 8iè vice-président :

CC 15 fev 2018 JPG002.jpg

L'intervention de J Paul GALONNIER s'est déroulée en trois étapes :

La GARE: la décision ministérielle signée par Alain VIDALIES alors ministre des transports, le 29 janvier 2016 valide l'implantation de la gare nouvelle Biterroise sur la commune de Villeneuve-lès-Béziers, lieu dit la Malgraside, dénommée gare A75.
La décision ministérielle du 1er février 2017 signée par le même ministre a décidé un phasage en deux parties, la première de Montpellier à la gare Béziers-centre en passant par la virgule de raccordement de la ligne nouvelle à la ligne existante de Villeneuve-lès -Béziers. La seconde phase de Béziers à Perpignan.
Dans ce cadre la gare nouvelle de Villeneuve ne serait pas construite, en tous cas dans la première phase.
La gare historique de Béziers devra donc être adaptée, ce pourquoi la Région verserait 30 millions d'euros.
J Paul GALONNIER, dans son intervention précise qu'il trouve la gare de Béziers-centre plus opportune parce que moins coûteuse que celle de l'A75 : " La décision du maire de Béziers actuel, je le répète, est certainement plus intéressante à plusieurs points de vues, en particulier au point de vue financier. "
Déjà, lors du Conseil communautaire du 21 décembre 2017 J Paul GALONNIER se prononçait faveur de la gare centre de Béziers, abandonnant la future gare TGV Villeneuvoise.

intervention JPG sur la gare.jpg

le chat.jpg


Le Président LACAS se verra obligé de répondre à J Paul GALONNIER que les décisions ministérielles ( 29 janvier 2016 et du 1er février 2017 ) ne peuvent être remises en question sur une simple délibération de l'Agglo !!!

IMPÔT AGGLO
Toujours hanté par ses vieux démons, J Paul GALONNIER réchauffe à toutes les sauces la taxe additionnelle votée en 2008 par l'Agglo. Dans son intervention le 15 février 2018 il prétend maintenant que cette taxe avait été mise en place en 2008 pour financer une gare nouvelle dont on n'entendra parler que plusieurs années après !
Pour information en 2008 cet impôt avait été refusé par trois communes : Sérignan, Valras et Villeneuve. Il avait été adopté par 35 voix pour et 14 contre. Aujourd'hui, depuis mars 2014 le maire de Sérignan est le Président de la CABM, le maire de Valras en est le 1er vice-président et le maire de Villeneuve le 8iè vice-président. Cela fait donc quatre ans qu'aucun d'entre-eux n'a demandé un vote en faveur de la suppression de cette taxe ni même en faveur d'une diminution de ses taux. Les opposants de l'époque s'en accommodent bien...

LA PARTICULARITE VILLENEUVOISE
J Paul GALONNIER s'émeut de l'impact sur le territoire de Villeneuve-lès-Béziers de la Ligne Nouvelle et du raccordement à la ligne existante. Il demande à la CABM un sérieux coup de main pour débloquer une situation dont il a contribué au blocage puisque depuis qu'il est maire il n'est jamais monté au créneau pour défendre son village. Il découvre en 2018 que de nombreux terrains sont gelés et que de nombreux propriétaires sont dans une situation inextricable.
C'est pourtant une situation qui dure depuis de nombreuses années. Il suffit de lire les nombreux articles que j'ai fait paraître sur mon blog... Mais c'est bien connu, lorsque c'est Michel GARCIA qui alerte on prend ça à la légère...

vaches.jpg




Michel G A R C I A - B E R A I L

13 mars 2018

LNMP : INTERVENTION DU PRESIDENT LACAS

Jeudi 15 février 2018 le conseil communautaire s'est déroulé à Montblanc, commune qui a rejoint la CABM depuis peu.
Après l'appel des conseillers, la nomination d'un secrétaire de séance et l'approbation du PV de la séance précédente, le Président LACAS a lu le courrier qu'il a adressé à la Présidente de la Région Occitanie pour la ligne nouvelle Montpellier-Perignan.

CC 15 fev 2018 president001.jpg


Ce courrier a le mérite de positionner la CABM dans sa qualité d'acteur du territoire, moteur du développement économique de la région Biterroise.
Je note pourtant que le corridor Méditerranéen jugé prioritaire par l'Europe a perdu sa priorité dans le rapport du Président du Conseil d'orientation des infrastructures remis le 1er février dernier à la ministre des transports.
Je note également que la Ligne Nouvelle est devenue LGV, mettant la grande vitesse au centre des préoccupations de la Région et de la CABM. La mixité de la ligne ( Fret + TGV ) est pourtant une nécessité. Cette mixité validée de Montpellier à Béziers ne se poursuivrait pas jusqu'à Perpignan.
Je note enfin que le Président LACAS indique une ligne sur 200 km et 4 départements. Cependant LNMP, au coeur des préoccupations, concerne uniquement 150 km de Montpellier à Perpignan, les 50 km restants, de Nîmes à Montpellier étant réalisés dans le cadre du CNM ( contournement Nîmes-Montpellier ) avec notamment la Gare Nouvelle Montpellier Sud de France qui ouvrira ses portes en juillet 2018.

12 mars 2018

PLUS DE 500 MUNICIPALITES S'OPPOSENT AU COMPTEUR LINKY

Vingt-six députés de La République en marche (LREM) ont publié une tribune favorable au déploiement par Enedis des compteurs communicants Linky (« Le Monde » du 2 mars 2018). Leurs arguments méritent d’être discutés… et même rectifiés.
En premier lieu, il faut noter que ce texte aligne les affirmations gratuites et les slogans creux, certains étant même scandés deux fois : « Les compteurs Linky sont un outil majeur au service de la transition énergétique », « Ils permettent de piloter plus efficacement le réseau », « Ils permettent aux consommateurs de mieux maîtriser leur consommation électrique » ou (encore !) « C’est une composante majeure de la transition énergétique »…
Un abonnement plus cher
Par ailleurs, les signataires avancent une étude qui assure que le Linky « pourrait permettre jusqu’à 23 % d’économies d’énergie » : on n’est pas loin du régime qui permet de « perdre 25 kg en 5 jours en mangeant à volonté ».
Mais il ne faut pas oublier que le distributeur Enedis est une filiale à 100 % d’EDF… qui vit en nous vendant de l’électricité et qui, déjà proche de la faillite, n’aurait assurément pas autorisé un programme sabrant ses rentrées financières. De toute façon, alors que le déploiement des Linky n’en est qu’à son début, il apparaît déjà un peu partout que, loin de permettre des économies, ces compteurs démultiplient beaucoup de factures et obligent de nombreux usagers à prendre un abonnement plus cher pour ne pas disjoncter continuellement.
Les députés LREM démontrent qu’ils sont autant « hors-sol » que leurs prédécesseurs en avouant d’abord qu’ils ne sont que des courroies de transmission au service de l’Elysée, promouvant « la transition énergétique promue actuellement au plus haut sommet de l’Etat français ».
Mais le plus édifiant est qu'ils prétendent - peut-être le croient-ils vraiment ! - qu'"il n’existe pas de dysfonctionnement et ou de plainte généralisés."

Or, les innombrables articles de la presse quotidienne régionale en attestent, plus de 500 municipalités (de tous les bords politiques) s'opposent aux compteurs communicants, des centaines de collectifs "Stop-Linky" se démultiplient partout en France, et leurs réunions d'information réunissent des salles bondées où les gens viennent se plaindre de tous les maux que les compteurs Linky leur font déjà subir : surfacturations, incendies, dysfonctionnements ou même destructions des appareils électroménagers, sans oublier les diverses exactions opérées sur la population par les sociétés privées mandatées par Enedis pour imposer les compteurs communicants.

Par ailleurs, concernant les ondes et la question sanitaire, le texte se contente de reprendre mot pour mot les éléments de langage de l'industriel Enedis, oubliant d'ailleurs que les Linky doivent être dotés dans un second temps des ERL (émetteurs radio Linky) qui vont transformer chacun de ces compteurs en puissant émetteur wi-fi : les mesures effectuées aujourd'hui ne peuvent donc mettre en évidence les émissions générées demain. Il est d'ailleurs évident que cette opération en deux temps n'est pas fortuite et vise à tromper la vigilance citoyenne et à permettre aux agences d'Etat d'être parfaitement rassurantes… le temps que les Linky soient installés.

D'autre part, il faudrait être bien naïf pour accorder le moindre crédit aux belles assurances données concernant l'utilisation des innombrables données qui vont être captées sur nos vies par les compteurs Linky : une foi ceux-ci installés, il faudra 5 minutes au gouvernement en place, que ce soit dans 3 ou 5 ou 10 ans, pour décréter que, finalement, ces données seront utilisables sans l'accord des usagers.

On peut d'ailleurs prédire l'utilisation des bons vieux arguments comme "Ceux qui n'ont rien à cacher n'ont rien à craindre" ou "De toute façon, il y a déjà Facebook et les téléphones mobiles". Or nous avons le droit de protéger notre vie privée et il est fortement conseillé de se méfier des réseaux sociaux et des opérateurs téléphoniques. La seule façon d'être certain de ne pas être espionné par un compteur communicant est… d'avoir un compteur ordinaire.

Pour finir, il faut dire haut et fort que la question des Linky est avant tout une question démocratique, et qu'il est insensé que, dans un pays dit démocratique, tous les moyens soient utilisés pour imposer des compteurs communicants à d'innombrables citoyens qui n'en veulent pas. Une des caractéristiques du macronisme - et de ses députés godillots - est d'être "en marche" forcée vers un implacable totalitarisme numérique, lequel fera sous peu passer les services comme la securitate et la stasi pour d'archaïques amateurs.



Stéphane Lhomme
Conseiller municipal de Saint-Macaire (Gironde)
Animateur du site web http://refus.linky.gazpar.free.fr

Et si Villeneuve-lès-Béziers était la 501ième commune à refuser ce compteur inutile, mis à part la recapitalisation d'ENEDIS au bord de la faillite !