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15 octobre 2011

APRES LA PRIMAIRE PS, L'ADDITION !

Dans l'air ambiant, tout à la louange de la primaire socialiste, moderne processus démocratique, selon l'expression matraquée, on en vient presque à oublier l'essentiel : les propositions des participants au débat. La politique aussi est un spectacle. Mais la qualité de celui-ci ne saurait être décrétée à la seule vue des bons chiffres de l'Audimat et du comportement courtois des acteurs dont certains redoutaient qu'ils ne se transforment en gladiateurs.

Au-delà de l'image, donc, les discours ont trahi une grande propension à la naïveté et aux mensonges, un goût prononcé pour le flou artistique et la langue de bois, une appétence pour de vieilles lunes que l'on croyait enterrées avec le programme commun de la gauche. Les quelques appels au réalisme de Manuel VALLS en devenaient déplacés. On était presque gêné pour lui. Sur le nombre de sujets, on attendait une idée nouvelle, une méthode courageuse. Or le courage a souvent confiné à l'inconscience.

Les comptes de la France sont dans le rouge, les entreprises tirent le diable par la queue, le chomage perdure. Qu'à cela ne tienne, interdisons les licenciements boursiers, ils le sont depuis 1989 ! Sans doute Ségolène ROYAL plaide-t-elle pour l'autorisation administrative de licenciement abrogée en 1986 ! Avec le PS, le dirigisme est roi. Les jeunes médecins sont tenus de s'installer là où l'Etat leur en intime l'ordre. Les banques sont, sinon nationalisées, placées sous sa tutelle. L'hôpital et l'école vont mal ? Il convient d'embaucher . Avec quel argent ? En puisant dans les niches fiscales, source magique, dont on oublie de souligner que certaines sont indispensables à la croissance. Quand au retour à la retraite à soixante ans, il est maladroitement habillé pour montrer que les choses changeront sans changer ! Comme dit François HOLLANDE, il faut savoir être à la fois défensif et offensif. Cela rappelle l'immobilisme Jospinien.

Si demain, en cas de victoire socialiste, cette tournée générale est agrémenté des caprices écologistes et des oukases de MELENCHON, la France se réveillera avec la gueule de bois. Mais grâce à la primaire , nous sommes prévenus. C'est au moins ça.


V U / Yves T H R E A R D

06 octobre 2011

MIEUX COMPRENDRE LES EMPRUNTS STRUCTURES

Les emprunts souscrits par les Collectivités sont des produits à " risques " car soumis aux conditions des marchés financiers mais ils ne sont pas toxiques car les conditions de calcul ne peuvent pas aboutir à des taux supérieurs à 10% ( voire 14% comme dans certaines communes ou certains départements ).

DEXIA, antérieurement Crédit Local de France et émanation de la Caisse d'Aide à l'Equipement des Collectivités Locales, bénéficiait, en 2007 de la garantie apportée par la Caisse des Dépôts et Consignations. C'est le prêteur privilégié des Collectivités Locales. Après la crise économique de 2008, la banque a été capitalisée avec des capitaux belges, d'où aujourd'hui l'idée de créer une agence de financement sécurisé des Collectivités Territoriales qui ressemblerait à l'ancienne CAECL.

Deux types de produits existent, l'un est un produit de pente basé sur l'écart constaté entre un taux fixe long à 30 ans ( CMS30 ) et un taux fixe court à un an ( CMS1 ).
Tant que l'écart entre le CMS30 et le CMS1 ) est supérieur ou égal à 0, la ville paye un taux fixe de 3,33%. Dans le cas contraire, la ville paierait un taux fixe de 5,47% - 5 x ( CMS30 - CMS1 ).
Ce produit ne présente actuellement aucun risque.
L'autre est un produit basé sur l'écart des taux de change euro/franc suisse, euro/dollar.
Si le cours de change euro/franc suisse est supérieur ou égal au cours de change euro/dollar, la ville paye un taux fixe de 3,36% + 20% x ( taux de change euro/dollar- taux de change euro/franc suisse ).


06 mai 2011

Paye des agents municipaux retardée

Normalement, les agents municipaux sont payés entre le 25 et le 27 du mois, pour avril ça n'a pas été le cas. Les salaires auraient été versés le 2 mai m'a-t-on dit, chose inhabituelle pour les agents municipaux qui désespéraient jour après jour. Un problème de trésorerie leur a été signifié pour les rassurer en attendant que leurs comptes soient approvisionnés.

Qu'elles en sont les raisons ? Je ne les connait pas, est-ce un problème technique ? Peut-être bien car je n'ose imaginer un problème interne de trésorerie. Lors du dernier conseil municipal nous avons appris la décision du maire, quand à l'ouverture d'une ligne de trésorerie de 230 000 € et avons voté un emprunt d' 1 418 000 € d'une durée de vingt ans au taux fixe de 4,11 % qui financerait les travaux de construction du Club-House, de la buanderie de l'EHPAD ( maison de retraite ), ainsi que la réhabilitation de la salle Pierre-Paul Riquet.

Cet épisode qui aura inquiété durant quelques jours les agents municipaux ne devrait plus se reproduire si les finances le permettent et restera comme une anecdote pour les sus-nommés à qui ce n'était jamais arrivé.

V U / M . G

11 avril 2011

Les comptes en trompe l'oeil de la SNCF

La compagnie ferroviaire a publié en février dernier ses résultats pour 2010 : 697 millions d'euros de bénéfice, après une perte de 980 millions d'euros en 2009. Meilleure gestion ? Seulement si l'on oublie les 8 milliards d'euros de subvention alloués l'an dernier par l'Etat et les collectivités locales.

Seul l'institut français de recherche sur les administrations publiques ( Ifrap ) a réalisé des études ayant fait autorité sur le sujet. Il y a relevé des chiffres intéressants. " Ici, 182 millions d'euros pour faire voyager les militaires. Là, 67 millions pour les tarifs sociaux ( familles nombreuses,... ). 5 millions d'euros pour transporter la presse. Ensuite vient le lourd, avec 1,1 milliard d'euros accordé par l'Etat au titre des investissements, 3,8 milliards versés par les collectivités locales pour le transport régional et, enfin, 2,9 milliards d'euros de contribution de tous les contribuables pour abonder le régime de retraite des cheminots ".

Ce à quoi il faut ajouter la subvention de 3 milliards d'euros accordée l'an dernier par l'Etat à Réseau ferré de France ( RFF ), Epic ( Etablissement public à caractère industriel et commercial ) issu du partage du système ferroviaire français entre les transports ( SNCF ) et la gestion des voies ( RFF ). La SNCF à laissé 30 milliards de dette à RFF.

Le même tour de passe-passe des comptes a d'ailleurs cours à la RATP. Elle aurait gagné 4,433 milliards d'euros, en transportant moins de passagers mais en gagnant plus d'argent. C'est oublier sciemment de dire que sont intégrés dans le calcul du chiffre d'affaire de la RATP les 3 milliards de subvention que cette " régie " a touchés. Ce chiffre d'affaire est faux et insincère, masquant que la RATP sous injiection d'argent public, perd de l'argent à plein jet.

V U / Le cri du contribuable.