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07 novembre 2010

Lutte contre la " cabanisation "

La Municipalité devrait se saisir du dossier de la lutte contre la " cabanisation " sur le territoire communal pour que la loi soit respectée. La police municipale pourrait très bien s'en occuper ayant la compétence nécessaire pour la faire respecter si le Maire lui en donnait les moyens et les directives.
Qu'est-ce que la " cabanisation " ? C'est l'occupation illicite ou une construction édifiée ou transformée sans aucune autorisation administrative et utilisée comme habitat occasionnel, permanent ou pour toute destination. C'est le cas dans plusieurs endroits, dans la plaine comme dans le coteaux sur nôtre commune sans que cela ne soit sanctionné ou même signalé en mairie par les voisins. Cette " cabanisation " se développe en tache d'huile avec un mitage des terrains naturels, elle se traduit par le stationnement de caravanes et de mobil-homes, l'édification de constructions diverses et hétéroclites avec des matériaux bon marché ou de récupération ( planches, tôles, parpaings, ect...) voire des épaves de véhicules. Elle est parfois issue de bâtiments agricoles anciens peu à peu agrandis et aménagés de façon précaire ou transformés en véritables lieux de vie. Il s'agit donc d'une occupation illégale et abusive des sols qui menace la sécurité de tous et dégrade nôtre environnement.
En effet la " cabanisation " pose toute une série de problèmes, ces constructions précaires ne sont, pour la plupart, raccordées aux réseaux ( électricité, eau, assainissement, ect...). En l'absence de raccordement à un système de fosses septiques, le rejet des eaux dans la nature crée des pollutions. Les espaces " cabanisés " sont généralement situés dans des zones à risque ( inondations, incendies ), ces logements sont inondés en cas de crues dans les plaines et peuvent même augmenter les facteurs de risques pour le reste de la population. Différents risques existent, comme les incendies ( barbecues, court-circuit, absence de de moyens de lutte ) et inondations, implantation dans les zones inondables et couloirs d'écoulement des eaux, isolement en cas de crues, raccordement au réseaux électriques sans conformité et et absence de voirie rendant difficile l'accessibilité des services de secours.
Le problème de salubrité et d'hygiène existe du fait des rejets d'eaux usées dans le milieu naturel, l'absence d'eau potable, les captages sauvages dans les différentes nappes augmentant le risque de pollution. Cela crée des problèmes environnementaux avec le morcellement des parcelles, réduit les terres agricoles, détériore les paysages naturels et occasionne des atteintes aux écosystèmes ( faune, flore ). La " cabanisation " dévalorise les paysages et de ce fait l'image touristique de la commune et du proche littoral. L'habitat précaire de plus en plus présent, qui favorise l'exclusion des populations concernées et notamment des enfants, chauffages d'appoint défaillants dans ces logements mal aérés pouvant provoquer des intoxications au monoxyde de carbone. Elle crée un marché financier parallèle spécifique dérégularisant le marché local et fragilisant les exploitations agricoles. Elle induit un coût supplémentaire par les collectes d'ordures ménagères et la non perception des taxes de séjour et habitation
Au vu de des différents problèmes et dans un soucis de préserver les espaces sensibles, depuis quelques années, les pouvoirs publics se mobilisent contre ce problème. Dans cette lutte contre la " cabanisation " la municipalité pourrait agir sur différents points, notamment en prévenant, en expliquant et en mobilisant la population. Il faudrait informer systématiquement les agences immobilières, les notaires et les acquéreurs du phénomène et des risques encourus, il faudrait stopper l'extension par la surveillance du territoire et les secteurs " cabanisés " feraient l'objet d'un traitement addapté suivant leur situation et leur antériorité avec la mise en place d'un cahier des charges et d'une charte de qualité. Elle agirait en résorbant par la conquète de l'espace " cabanisé " en supprimant toutes les occupations dans les secteurs où les enjeux humains et environnementaux sont trop importants ( zones humides ). Elle agirait aussi en améliorant les moyens humains car l'ampleur de la tache réclame une réelle présence sur le terrain et un travail administratif conséquent.
Il serait nécessaire d'affecter à cette fonction pour Villeneuve un agent à temps complet issu de la police municipale qui relèverait les infractions, les traiterait dans un premier temps à l'amiable puis, si nécessaire, les transmettrait au Procureur de la République et il effectuerait des contrôles réguliers sur tout le territoire. C'est beaucoup de travail car dans la plaine de Villeneuve, à l'Anglou, aux Rompudes, aux Férages, au chemin de Maussac, aux Verbels ou à la limite de Sérignan et de Portiragnes il y a énormément de cas illégaux, entre les parcelles qui sont occupés et celles qui sont à l'abandon après avoir été aménagées, il faudrait faire un état des lieux, à quelques centaines de mètres de là un terrain semble sur le point d'être en voie d'aménagement pour y recevoir plusieurs autres parcelles qui finiront comme tant d'autres j'en suis sûr à l'abandon dans peu de temps, défigurant encore la nature qui se dégrade de jour en jour. Idem pour le coteaux, Malgraside, Parazol, les Mattes sont un peu moins touché que la plaine à cause du manque d'eau. Entre les dépôts sauvages et la " cabanisation " on est arrivé à un point qu'il n'est plus permis d'accepter tant les dégradations sont visibles et insupportables. Agissez mesdames et messieurs les élus de la majorité il faut relever le défi, relever les manches et agir tant qu'il est temps, ce n'est qu'une question de volonté car vouloir c'est pouvoir dit-on !

V.U / M.G.

14 août 2010

BAIGNADE INTERDITE !


La baignade est interdite dans le Canal du Midi à cause d'un microbe qui s'est développé dans l'eau avec la présence de ragondins et contre lequel les éclusiers sont obligatoirement vaccinés ( informations recueillies sur le site de Voies Navigables de France ). Les études réalisées , diagnostiquent une mauvaise qualité bactériologique , eaux turbides avec une forte présence de matières fécales et voile d'hydrocarbures en surface. Une multitude de rejets , de nature et de chronicité variées , contribue significativement à l'altération de la qualité des eaux de baignade du Canal du Midi. Le Canal communique en plusieurs points avec le réseau hydrographique et l'expose à des sources de pollution. Il existe 3 modes de pollution :
- les pollutions au fil de l'eau :
- rejets d'eaux usées brutes des embarcations , l'insuffisance des équipements sanitaires de collecte d'eaux usées des bateaux stationnés et le brassage important des eaux qui induit des turbidités particulièrement élevées.
- la pollution par lessivage des cales :
-le lessivage des cales peut représenter une source de pollution non négligeable , qui est difficilement décelable et quantifiable , les risques de pollution les plus importants sont liés aux rejets vinicoles de caves démunies de filières de dépollution. Ces cales sont susceptibles de drainer des eaux usées domestiques déversées par des réseaux d'assainissement ( poste de relèvement comme celui citué à l'écluse du pont Canal de Villeneuve ) lors de surcharges hydroliques.
- les pollutions par voie de rejets directs au Canal :
-les rejets à caractère domestique :
on distingue 2 types de rejets : les eaux usées en agglomération , non collectées par le réseau d'assainissement , ces effluents sont directement rejetées au Canal ou bien transitent par le réseau pluvial et les disfonctionnements nombreux du réseau d'assainissement. Deux secteurs de rejets notables constituant une urgence est inventorié : le bassin d'orage de Béziers-zone industrielle et le déversoir d'orage d'Agde-écluse ronde. D'autres rejets identifiés correspondent aux maisons d'écluses V.N.F , qui en général ne disposent d'aucun mode d'assainissement.
- les rejets industriels :
deux foyers sont connus : la cave coopérative de Cers et l'aire de lavage agricole privée située à Portiragnes , ces eaux usées se déversent directement dans le Canal. D'autres rejets d'hydrocarbures dans les ports et des rejets de lavage contenants des substances toxiques ( dépot SNCF de Béziers ) sont à signaler. Cette étude a été réalisée par la DIREN Languedoc-Roussillon , le Conseil Général de l'Hérault , l'agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse et le Conseil supérieur de la pêche , délégation N° 8 .

VU/MG

25 mai 2010

mauvaise image pour notre ville

Villeneuve , labélisée " Ville fleurie " donne une triste image au niveau du giratoire du pôle Méditerranée ( cinéma , carrefour, bricoman ...) toujours délaissé et envahis par les herbes folles .
La municipalité semble manquer d' imagination ou au pire de volonté pour aménager cette entrée de ville délaissée , donnant une mauvaise impression aux milliers d' automobilistes transitant par notre commune . Combien faudra-t' il de temps encore pour enfin se décider à inverser cette mauvaise image qui n' honore pas notre label " Ville fleurie " .
L' aménagement de ce giratoire s' impose avant le début de cette saison tourristique qui embellira l' entrée de ville si dégradante .Le Maire devait réaliser cet aménagement en début d' année mais rien n' a été fait , comme d' autres projets annoncés lors des voeux du nouvel an , disant à cette occasion qu' il accélèrerait aprés avoir démaré au ralenti et qu' il ne servait à rien de courrir .
Je doutte qu' à la fin de l' année la moitié de leurs projets ne soient réalisés vu la vitesse où vont les choses !

28 mars 2010

Installations photovoltaïques

Un tiers des installations photovoltaïques sont à risque, dérogeant aux normes de sécurité, elles peuvent causer une électrocution ou un incendie.Un décret est attendu .

Plus d' une installation sur trois souffre d'un défaut de conformité avec les normes de sécurité, engendrant un risque d'électrocution ou d' incendie. C'est le message d'alerte que lance le Comité national pour la sécurité des usagers de l'électricité ( Consuel ). Un organisme reconnu d'utilité publique et placé sous la tutelle de la direction générale de l' énergie et du climat ( DGEC ), dépendant du ministère de l' écologie et de l' énergie, qui a pour mission de vérifier la conformité des installations. Ce comité vient de rendre public le bilan des contrôles qu'il a effectués en 2009. Sur 2341 installations photovoltaïques passées au crible, 864 soit 37% ne satisfont pas aux règlements et normes de sécurité en vigueur.

Dans la très grande majorité des cas, il s' agit d' installations de faible puissance, inférieure à 3 kilowats. C'est à dire, de panneaux solaires posés chez les particuliers, sur le toit de leur maison, avec les équipements électriques qui leur sont associés: boitiers de jonction, transformant le courant électrique continu produit par les cellules photovoltaïques en courant alternatif ), compteur de production ( pour l' électricité générée ), compteur de consommation ( pour l' électricité du foyer ), raccordement au réseau...

Les anomalies constatées sont multiples. Dans 53 % des cas, il s' agit de l' absence d' étiquette avertissant du danger présenté par toute installation électrique. Autres infractions: des prises de terre distinctes non interconnectées ( 18 % ) des câbles ou des connections inadaptées ( 18% ), une valeur de la prise de terre incorrecte ( 10 % ), l' absence de parafoudre dans des zones ou ils sont obligatoires ( 7 % ) ou encore une section inadéquate du circuit entre l'onduleur et le réseau ( 6 % ).

Selon l'organisme de certification, " parmi les 864 installations non conformes, 72 % présentent un risque d' incendie ". Le ministère de l'énergie et de l'écologie considère qu'il s'agit d'un " risque réel ": quelques cas non pas d' électrocution mais d' électrisation ou de début d'incendie ont été signalés, sans victime." Absence de contrôle ", ces déficiences mettent en évidence une double lacune, " absence de contrôle obligatoire et le manque de qualification des installateurs ". La règlementation actuelle, qui repose sur un décret de 1972, impose une attestation de conformité, visée par un organisme agrée, pour toute installation électrique neuve dans un logement. Mais cette exigence ne vaut que pour les équipements classiques du consommateur, raccordement au réseau, compteur, circuits électriques intérieurs. Elle ne s' applique pas aux installations de production d' électricité, comme les systèmes photovoltaïques. Lorsqu'il s'agit d'installations de forte puissance, mises en oeuvre par des industriels ou des collectivités, d' autres procédures existent. Les capteurs photovoltaïques des particuliers, eux, passent à travers les mailles du filet. La DGEC, consciente du problème, indique qu'une modification du décret de 1972 est en préparation. Etendant aux systèmes électriques photovoltaïques l' obligation d'attestation de conformité, elle pourrait entrer en vigueur, espère le ministre, " d' ici quelques semaines ". Il ne manque que la signature du 1 er ministre. Cette contrainte devrait favoriser la qualité des installations.
Face l' explosion de la demande, de nombreuses entreprises artisanales se sont réorientées vers le photovoltaïque sans toujours avoir la formation et les compétences requises. Le nouveau décret les forcera à acquérir cette formation. Les risques devraient être réduits.

VU/MG