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19 février 2011

TVA" sociale ", " antidélocalisation ", " compétitivité ".

Ce mécanisme a le mérite de poser les vraies questions sur l'économie française : comment continuer à financer un haut degré de protection sociale sans étouffer l'emploi ? Comment redonner de l'air' frais au commerce extérieur dans un monde de plus en plus compétitif ?

Ce mécanisme souvent appliqué par nos voisins, conjugue hausse de la TVA et baisse des charges sociales tirées de la consommation est affectée à la Sécurité sociale : en échange, les charges sociales, qui constituent les deux tiers des ressources de la Sécu sont baissées à due concurrence.

Globalement, une hausse d'un point de la TVA rapporterait 9 Milliards d'euros, l'équivalent d'une baisse de 2 points des cotisations sociales. Selon que ces baisses de cotisation se concentrent sur les plus bas salaires ou sont uniformément réparties, elles pourraient créer, d'après le trésor, entre 100 000 et 300 000 emplois.
Le principal argument de ses opposants : la TVA sociale est injuste car elle concerne TOUS les Français qui consomment - jeunes, chômeurs ou retraités - en échange d'un coup de pouce pour une' seule catégorie, les salariés.

Le défi n'est même pas de rivaliser avec les puissances émergentes, mais tout simplement de suivre le train de notre principal concurrent, l'Allemagne. Selon la dernière étude, l'heure de travail coûte 14% plus cher en France que de l'autre côté du Rhin.

La TVA sociale a un autre avantage : elle renchérit le coût des importations, en allégeant celui des exportations qui du fait équilibrerait nos déficits. Autrement dit, elle joue le rôle de dévaluation compétitive que l'euro ne nous autorise plus à faire.

Avec une TVA sociale, les Français verraient une partie de leur dépenses maladie payée par " Apple " et ses salariés chinois. Une manière de récupérer un peu de l'écot que nous versons à la mondialisation, et de freiner les délocalisations.

Le Trésor estime qu'une hausse d'un point de la TVA pourrait augmenter les prix de 0,5%. La TVA sociale n'est forcément l'unique réponse à tous les problèmes de compétitivité et d'emploi en France. Mais elle n'est pas - loin de là - une idée à balayer d'un revers de la main sans prendre le temps d'en parler vraiment. Le rêve serait de faire aimer la TVA aux Français car c'est un bon impôt qui ne frappe ni l'investissement ni les exportations !

VU / LE FIGARO / M.G

14:51 Écrit par michelgarcia dans Société | Lien permanent | Commentaires (1) |  Facebook | | |  Imprimer

15 février 2011

Intergénération : la solidarité, une réalité Bitérroise !

Benjamine du Conseil municipal de Béziers, Sophia BELKACEM, est chargée des liens intergénérations et des personnes âgées. L'élue explique le rôle de sa délégation et les moyens mis en oeuvre pour que le " bien vivre ensemble " trouve toute sa place aujourd'hui à Béziers.

Elle nous dit qu'à Béziers, cinq générations se côtoient au quotidien. C'est la raison pour laquelle la municipalité a souhaité mettre en valeur le concept de l'intergénération. A travers un ensemble de manifestation et d'évènements qui se déroulent tout au long de l'année, notre objectif est de rompre l'isolement des séniors et de favoriser les échanges, non seulement entre eux, mais aussi avec les générations plus jeunes. Les projets des différentes manifestations sont menées à la fois par la ville et le CCAS.

La journée Européenne de la solidarité entre les générations existe depuis 2009 à Béziers ! Sophia nous dit qu'elle a débuté dans sa délégation en 2008, à l'age de 24 ans, un de ses objectifs a été de mettre ses pas dans ceux de l'action municipale menée par l'équipe de Raymond COUDERC depuis 1995. La solidarité, la cohésion sociale au sein de son territoire, sont une réalité pour notre Maire rajoute-t-elle.

Etant très sensible aux rapports entre jeunes et anciens, à la lutte contre l'isolement, le concept d'intergénération me permet de travailler de façon soutenue pour ces thèmes, nous confie-t-elle.

Dans le soucis d'oeuvrer sur l'idée de " bien vieillir dans la ville ", elle a souhaité travailler avec Michel TATA, Conseiller municipal chargé des espaces de quartier, de la prévention et la médiation. Tous deux, ils ont associé à leur projet, les centres de loisirs, les maisons de retraite publiques et privées de la ville ainsi que le CCAS. Cette initiative fut appelée : la semaine bleue biterroise, elle a connu un vif succès en 2009 et 2010. Elle permet de créer des liens avec les écoles, les espaces de quartier et les maisons de retraite.

Il y a également la journée intergénérationnelle biterroise : un projet de rencontre intergénération autour du théâtre entre la MJC et le centre de loisirs, c'est un moyen formidable pour tisser des liens entre générations. A Béziers, les séniors se retrouvent aussi à travers les thés dansants. Depuis deux ans, les thés dansants organisés par la municipalité à Zinga-Zanga connaissent un formidable essor. En 2009, on attendait 250 personnes, et au final se sont pas moins de 700 danseurs qui se sont retrouvés sur la piste de danse. Sophia BELKACEM se dit comblée par une telle réussite, pas évidente au départ, car mine de rien cela ne semblait pas gagné d'avance pour cette jeune brillante étudiante en droit, fille d'Abib ( pièces d'occasion à Villeneuve )

VU / MG

23:35 Écrit par michelgarcia dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer

05 janvier 2011

Les adolescents demandeurs de plus d'autorité - éducation nationale.

A l'école et à la maison, les ados veulent plus d'autorité. C'est ce qui ressort d'un sondage qui casse les clichés. Les adolescents qu'on dit dans l'opposition systématique, seraient surtout demandeurs de cadrage et d'autorité. Le sondage CSA réalisé à la demande de l'APEL, l'Association des parents d'élèves de l'enseignement libre, sur le thème de l'autorité, propose un regard croisé des parents et des enfants au sujet de l'autorité.
Le résultat est édifiant : loin d'être en lutte contre l'autorité, 79% des jeunes évoquent un sentiment positif à son égard ( alors que seuls 66% des parents ont fait la même réponse ). Et plus inattendu encore, ils sont plus de 6 sur 10 à juger cette autorité insuffisante que ce soit dans la sphère privée comme à l'école.

Le Monde du 2 juin 2010

Education Nationale : les chiffres pour comprendre.
- 700 000: c'est la diminution du nombre d'élèves en France depuis 1990.
- + 50 000 : c'est le nombre d'enseignants supplémentaires depuis 1990
- 59,6 Mds€ : c'est le montant du budget de l'éducation nationale en 2010, en augmentation de 1,6% par rapport à 2009.

Clés Actu du 4 juin 2010

VU / M.G / MIL

22:37 Écrit par michelgarcia dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer

28 mai 2010

La place des couennes

Sur Midi-Libre le 27 mai à la page comparant les communes de Villeneuve et Cers on pouvait lire concernant la place Michel SOLANS qu'elle était baptisée par les villeneuvois " la place des Bouillaques " .Je dirai plutôt par certains villeneuvois ! car en fait on la nomme avec humour : la " place des couennes " par rapport a l' age avancé de certains membres composant le club.
Comme au temps de " l' Agora "dans l' antiquité Grecque on y parle de tout et de rien , tous les sujets sont abordés avec une pointe d'humour si caractéristique du midi méditerranéen. Une ambiance " Pagnolesque " se dégage de ces discussions acharnées et sympathiques au point de suciter la curiosité et l' étonnement des visiteurs arpantant cette place des " Couennasses ".
Un autre lieu de rassemblement des couennes villeneuvoises a lieu au plus chaud de la journée à l' ombre du canal du midi prés du " Chalet " de l' office de tourisme , il se nomme " Radio - Platane ". Vous y etes attendus pour plus d' animation vu que l' ambiance est quelque peu atténuée par les effets de la sacro-sainte sieste, ambiance qui reste malgré tout pittoresque et enflammée.

15:53 Écrit par michelgarcia dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | | |  Imprimer

29 avril 2010

Les faussoyeurs du syndicalisme

Pendant une dizaine de jours la SNCF et ses passagers étaient selon l'expression consacrée, les otages de quelques grévistes qui ont perturbé le trafic. Ce conflit était exemplaire. Il permettait de comprendre pourquoi les syndicats peinent tant à recruter des adhérents en France. Moins de 5% dans le secteur privé et de 8% dans le public. D'abord, nul n'est capable ici d'exposer le motif précis de la grève, et encore moins, bien sûr, les voyageurs. Sur son tract distribué dans les gares, les cégétistes dénoncent "les éléments transverses aux politiques socio-économiques et industrielles de l'entreprise", et ajoutent qu'ils se battent pour "des revendications spécifiques". L'obscur le dispute à l'abscon ! Difficile de mobiliser avec pareil jargon syndical pour initiés, même si la réforme sur les retraites peut toujours servir de prétexte.
Ensuite, cette grève est le fait de quelques agents de la SNCF, qui représentent moins de 5% du personnel. Elle est conduite par une poignée d'habitués de la grogne sociale émargeant à la CGT. Bernard Thibault a voulu un temps, être calife à la place du calife. Il vise aujourd'hui la direction du parti communiste. C'est dire si la défense des intérêts du personnel apparaît lointaine dans ce contexte de guerre des chefs, de règlements de comptes internes et d'ambitions personnelles. Enfin, cette grève a été l'occasion pour certains syndicats de se mesurer entre eux. Après dix jours, les cégétistes ont donné quelques signes de fatigue, les trotskistes de sud-rail ont progressé dans l'entreprise.
Ainsi va la SNCF, service public censé appartenir à la collectivité nationale mais qui fonctionne comme la propriété privée d'un quarteron de syndicalistes sans scrupule. Tel est le visage du syndicalisme dévoyé, symptôme dont la France ne s'est pas tout à fait guérie. Cela fait pourtant 60 ans que l'on se penche à son chevet mais la maladie est tenace et enkistée, c'est pas gagné d'autant plus que le malade ne veut pas se soigner.

22:29 Écrit par michelgarcia dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : ras le bol de la cgt |  Facebook | | |  Imprimer