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13 novembre 2011

DERNIERE ETAPE AVANT 2012

La France est un pays formidable. Saisis de vertige face au gouffre de la dette et à l'ampleur des déficits, ses responsables politiques conviennent enfin, socialistes compris- faut-il que la situation soit désespérée !, qu'il est temps de redresser la barre avant que survienne une catastrophe. Les français eux-mêmes, pourtant élevés dans le culte de l'Etat providence, place désormais la dérive des comptes publics en tête de leurs préoccupations. Il faut donc " se remonter les manches ", dixit François FILLON, sans craindre de présenter un second plan de rigueur à moins de six mois d'une élection présidentielle, ce qui ne manque pas de témérité.

Que n'entend-t-on depuis qu'il en a détaillé les mesures ! Dans un curieux exercice de schizophrénie, le PS dénonce une insupportable austérité, tout en assurant que le gouvernement sous-estime la gravité de la situation. Les syndicats déplorent, contre toute évidence, l'injustice d'un plan qui ne toucherait que les plus modestes. Les lobbys de tous poil s'activent pour démontrer qu'on les étrangle. Incorrigible France, malade de son clientélisme et de ses corporatismes, où l'on accepte que les efforts collectifs que s'ils concernent les autres...

Pour revenir à l'essentiel, restent deux questions. Un, fallait-il un nouveau plan de rigueur ? Le tour dramatique pris par la crise de la dette en Europe apporte une réponse évidente. Plus un pays, pas même la France, n'est à l'abri d'une défaillance de des créanciers. Prétendre l'inverse serait irresponsable.

Deux, ce plan est-il bien calibré ? Dans son montant, il répond aux exigences du moment. Mais il ne constitue pas un solde de tout compte si la croissance flageolait à nouveau ou, pis, si une récession devait s'installer. Dans ces modalités, il repose encore largement sur des recettes fiscales, même s'il amplifie la baisse des dépenses de l'Etat, comme jamais depuis 1945, ce qui n'est pas rien. A cet égard, il ne peut se concevoir que comme une étape dans une réflexion beaucoup plus large sur le périmètre, le poids et le coût de la sphère publique, qui étouffe notre économie. C'est un débat essentiel pour la France. Et pour l'élection présidentielle du mois de mai 2012.


V. U. / Gaëtan de C A P E L E

00:28 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

08 novembre 2011

UNE ACTION DE FEU LEHMAN BROTHERS FLAMBE, A 24 000EUROS !

Qui a dit que LEHMAN BROTHERS, dont la chute, un 15 septembre 2008, a accentué la crise financière, ne valait plus rien ? Samedi, l'action de la banque d'affaire déchue a flambé ! Pas en bourse. En salle des ventes !

Une action de papier a atteint des sommets lors d'enchères organisées à Wursbourg, en Allemagne. Férus d'histoire financière et fétichistes d'archives insolites ont si bien renchéri que ce simple titre LEHMAN BROTHERS, émis le 31 mai 1994, et mis à prix 5 000 euros, a été adjugé 24 000 euros. Une somme rondelette qui dépasse de loin la valeur faciale ( 50 centimes de dollars ! ) d'une rectangulaire réplique bancaire de 20 centimètres par 30.

Mais ce bout de papier réunissait suffisamment de détails anecdotiques au centimètre carré pour faire monter les enchères. Les portraits surannés des deux illustres frères fondateurs, Mayer et Emmanuel LEHMAN, apporte un cachet respectable. Surtout numéroté LB001, le titre avait été émis pour le dernier patron de la banque : Richard FULD, le honni. Son nom est inscrit sur ce précieux papier, longtemps préservé sous verre dans son bureau.

Pour autant, cette pièce de choix de la collection LEHMAN, mise en vente par les liquidateurs de la banque, semble bien infime face aux 370 milliards de dollars réclamés par les créanciers de l'ex-star de Wall Street. Une goute d'eau pour feu LEHMAN.


V. U. / Anne Sophie C A T H A L A

23:04 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

24 octobre 2011

CES TRADERS PLUS FOUS QUE LES PSYCHOPATHES

Et si " Américan Psycho ", le roman de Bret Baston Ellis qui raconte la vie de Patrick BATEMAN, golden boy le jour, tueur fou la nuit, était un cas d'école ? Dans une thèse présentée à l'université de St Gall, en Suisse, des chercheurs ont planché sur le profil de ces traders capables de miser des milliards sur les marchés dans des opérations non autorisées.

Pour se faire, 28 traders et 28 psychopathes hospitalisés en Allemagne ont été soumis parallèlement à des simulations informatiques. Leur capacité à se rebeller, leur désir de pouvoir et leur immunité au stress ont notamment été passé au crible. Verdict : les traders ont un comportement plus dangereux que les psychopathes.

Egocentriques, ils ne cèdent pas à l'appât du gain, mais flambent dans le seul but d'écraser leurs adversaires. Comme au poker, ils sont parfois victimes de l'envie de " se refaire " après avoir perdu une partie. Pour la Société Générale, la facture laissée par Jérôme KERVIEL en 2008 a atteint 4,9 milliards d'euros. A la City de Londres, plus récemment, le jeune Kueku ADOBOLL a fait perdre 2,3 milliards de dollars à la banque Suisse UBS.

Si toutes les banques ont la hantise de ces traders fous, Thomas NOLL, coauteur de la thèse, se veut rassurant. " On ne peut pas dire que tous les traders sont dérangés ", affirme-t-il dans l'hebdomadaire Der Spiegel.

Je serai tenté de dire " heureusement ", tout de même, sinon il faudrait revoir notre système bancaire, mais comment ? Là est toute la question !


V U / Isabelle de F O U C A U D / Michel G A R C I A.

23:04 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

16 juin 2011

L'ACTUALITE DE LA DEPENSE PUBLIQUE

Madame, Monsieur, je vous invite à lire la tribune publiée sur le site www Lecri.fr par un lecteur du Cri, Christian DION, au sujet de l'inflation, véritable " impôt masqué ", d'autant plus redoutable que les épargnants ignorent qu'ils sont spoliés de leur argent.

Extrait :

" Pour équilibrer ses budgets sans cesse déficitaires, l'Etat Français a eu recours depuis 1914 à l'inflation, c'est à dire à la déprédation de la monnaie par un accroissement plus rapide de la masse monétaire que celui des richesses qu'elle représente. "

" Par ce biais, l'Etat augmente malhonnêtement ses capacités de paiement en spoliant tous les détenteurs de liquidités, en particulier les épargnants. "

" Le cri du contribuable "

22:46 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) |  Facebook | |

09 février 2011

Maîtrise des déficits " la règle d'or "

Mieux vaut s'obliger à la rigueur plutôt que de se la laisser imposer par d'autres. C'est l'une des des deux idées qui sous-tendent la volonté de Nicolas SARKOSY d'inscrire dans la constitution la maîtrise des déficits. " Le jour où les marchés vous dictent l'équilibre de vos finances publiques, vous n'êtes plus le grand pays indépendant que vous avez été jusque là ", avait observé Michel CAMPDESSUS lorsqu'il avait remis son rapport sur la "règle d'or "budgétaire.

Longtemps, dépenser sans compter fut non pas un signe d'imprévoyance, mais au contraire le sacro-saint symbole d'une forme de volontarisme dont nous étions fiers. Le Ministre dépensier était loué, le Ministre économe était moqué. Quand Michel ROCARD avait annoncé à la tribune de l'Assemblé qu'il fallait" réhabiliter la dépense publique ", la Gauche avait applaudi à tout rompre et la droite n'avait pas osé manifester trop fort sa désapprobation. Ce qui, vingt ans plus tard, nous donne une dette de 1 600 milliards d'euros.

Si la France plonge un peu plus en empruntant à des taux prohibitifs pour boucler ses fins de mois, le premier poste budgétaire sera le remboursement de la dette , devant l'éducation nationale. Symbole très fâcheux, qui vaudra condamnation de trente années de paresse politique.

On dira que deux générations de gouvernants n'ont pas su ou voulu prévoir, alors que c'est très exactement ce qu'on leur demande. La Gauche juge " grotesque " cette révision constitutionnelle.Soit.Mais en s'opposant à cette réforme, les Socialistes et leurs alliés n'échapperont pas au procès en laxisme budgétaire, qui induira celui en boulimie fiscale. Apparemment, ils s'en moquent. En cette fin de quinquennat, si les socialistes ont une " règle d'or ", elle n'est pas budgétaire, mais politique. Elle consiste à ne faire aucun cadeau à Nicolas SARKOSY. Et surtout pas celui de s'engager à être vertueux.

A un an des présidentielles le Président veut mettre la Gauche au pied du mur. Il a besoin de trois cinquièmes au Parlement, et donc de voix du PS pour l'adoption de cette révision Constitutionnelle.

LE FIGARO / M.G

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